Au XVIIIe siècle, portée par l’attention bienveillante d’un roi Louis XVI (1754-1793) passionné de mécanique, l’horlogerie était forte d’une communauté d’artistes qui allait la faire entrer dans une autre dimension. On lui donna le nom « d’horlogerie des lumières[1] ». Qu’on en juge : Berthoud, Breguet, Houriet, Janvier, Lepaute, Le Roy, Sarton[2]…
Cependant, parmi cette équipe de rêve seuls quelques-uns ont marqué l’histoire à jamais : Breguet (1747-1823) et son tourbillon, Hubert Sarton (1748-1828)et son mouvement à remontage automatique et, bien sûr, Jean-Antoine Lépine(1720-1814) et son mouvement à ponts.
Depuis son origine, la montre était fabriquée suivant le même principe : deux platines reliées par des piliers au centre desquelles le mécanisme fonctionnait. Mais cette construction avait pour handicap de ne permettre de réaliser que des montres lourdes et épaisses.
Jean-Antoine Lépine eu l’idée le premier de « déstructurer le mouvement », et d’imaginer sa construction avec des ponts séparés qui porteraient les éléments mobiles. Ce principe allait permettre de réaliser des montres plates[3].
Deux cents ans, c’est toujours le même principe du mouvement à ponts qui est utilisé pour la fabrication des montres mécaniques. Que serait l’horlogerie actuelle sans les horlogers des lumières ?
[1] On peut parler de « Dream Team » d’autant que le grand Breguet fut un ardent défenseur de ces inventions, qu’il contribua à promouvoir.
[2] L’exception qui confirme la règle puisque Belge.
[3] Combiné avec l’échappement à cylindre qui permit également d’abaisser considérablement l’épaisseur de la montre.
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