FRANCOIS 1er ET L'AFFAIRE DES PLACARDS ...TOUT COMMENCE !

January 20, 2022
SAGA DES 12 AUDACIEUX

En réaction à « L’affaire des placards[1]», François 1er met fin à la tolérance religieuse qu’il avait accordée à ses sujets convertis aux idées du moine Luther et instaure à leur égard une politique de proscription, qui se concrétise par l’Édit de Fontainebleau signé le 1er juin 1540. Cette décision provoque le départ des premiers horlogers protestants pour Genève.

Henri IV sacré roi de France le 27 février 1594, conduit par la providence établit la concorde religieuse, qui sera promulguée par l’Édit de Nantes le 13 avril 1598. Un édit de tolérance promulgué en avril 1598 par le roi de France Henri IV, pour mettre fin aux guerres de Religion qui ravageaient le royaume de France depuis 1562.

Louis XIV révoque l’Édit de Nantes le 18 octobre 1685 signifiant ainsi qu’il n’y a plus que la religion catholique autorisée en France. De nombreux protestants, commerçants et horlogers, quittent la France, une partie se dirige vers Genève[2],la cité du refuge. Ils seront appelés huguenots. Le vocable huguenot désigne les calvinistes français. Il est doublement d'origine genevoise, puisqu'il est apparu dans cette ville dans les années 1520-1525 par une double dérivation-altération du mot allemand Eidgenossen : les compagnons du serment, désignant les confédérés suisses. Ce sobriquet a d'emblée une signification péjorative, mais par un renversement de sens, fréquent en histoire, le terme huguenot a été pris par les protestants français dans un sens de supériorité.

Les huguenots sont accueillis avec bienveillance car la ville s’est dépeuplée depuis que Calvin a converti ses habitants à sa doctrine et que les foires ont perdu de l’importance. Genève reste cependant une ville qui jouit encore d’une grande renommée. Les huguenots venus de France vont lui permettre de retrouver son rayonnement, notamment dans le domaine de l’horlogerie.

Depuis les ordonnances ecclésiastiques de Calvin décrétées en 1541, la fabrication d’objets religieux et de bijoux est interdite à Genève. Les joailliers orfèvres, qui par leur talent ont fait la renommée de la cité, se sont reconvertis dans le décor de la boîte de montre, les montres sont alors considérées comme des objets du quotidien. Dans les rangs des immigrés huguenots les peintres sur émail sont porteurs de nouveaux savoir-faire et d'un style inédit de décoration. La providence est là et l’alchimie s’opère entre émailleurs huguenots et orfèvres genevois.

La Providence est à comprendre dans le sens de suite d’évènements interdépendants, contrairement au fait du hasard, d’aucuns y voient l’œuvre d’une force supérieure qui ouvrirait le chemin vers une fin préalablement assignée.

[1]  « L’affaire des Placards » désigne la polémique que provoqua le placardage clandestin d'un texte anticatholique dans les lieux publics à Pariset dans plusieurs villes de province, pendant la nuit du 17 au 18 octobre 1534,jusque sur la porte de la chambre de François Ier, à Amboise. En représailles, le roi s'engage à réprimer les «mal sentants de la foi ».

[2] On estime à 200 000 (300 000 ?) le nombre d’exilés vers les terres étrangères, dont environ 22 000 se seraient installés en Suisse, notamment à Genève.

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